L'étude des valeurs de la Bourse de Paris

17 janvier 2010

ACCOR

La première pierre de ce groupe d'hôtellerie a été posée à Lille, en 1967. En 42 ans, le nombre d'implantations a explosé : il y en a, aujourd'hui, 4.031, réparties dans 87 pays. Cela dit, l'entité que nous connaissons aujourd'hui a été créée en 1983. Les marques sont Sofitel, Novotel (1er hôtel, à l'origine), Pullman (hôtellerie d'affaire), Adagio, Coralia Club, Mercure, Suitehotel, Ibis, All seasons, Formule 1, Etap Hotel et, aux Etats-Unis, Motel 6 et Studio 6. De nombreux établissements de restauration de luxe ont pour enseigne Lenôtre. Des séjours de thalassothérapie sont aussi proposés, à travers les centres Accor Thalassa.

Il serait trop long de citer tous les pays où est l'entreprise, mais on peut dégager des grandes lignes : l'Europe reste le principal marché du Groupe, aussi bien au niveau du nombre de propriétés que des revenus, bien que le grand territoire russe ne soit pas significativement concerné. La deuxiéme grande région où est présent Accor est l'Amérique du Nord, et, plus précisément, les Etats-Unis, puisque le Canada est, en grande partie, laissé de côté. Quant au Mexique, il est considéré comme faisant de la zone "Amérique latine & Caraïbes". Ce sous-continent est bien représenté, dans le parc de ce mastodonte économique : financièrement, c'est le troisième marché. Pourtant, en termes de possessions, l'Asie-Pacifique est mieux desservie. Peut-être que le fait que le Japon ne soit pas correctement représenté y est pour quelque chose...

A côté de ces activités principales, il y a, dès 1982, l'aquisition de Jacques Borel International, qui propose les Tickets Restaurants. Cela lance Accor dans une stratégie de diversification, qui est sous tendue par l'Académie que l'entreprise a mis en place. La Compagnie Internationale des Wagons-Lits et du Tourisme (CWL), grâce à laquelle nous pouvons avoir, à bord des TGVs, de rapides encas, rejoint le bateau en 1991, mais elle est, aussi, présente à l'international. A partir de l'an 2000, cette diversification s'intensifie, en Grande-Bretagne et en Australie notamment, avec le rachat d'acteurs dans les ressources humaines. Il faut, aussi, signaler l'activité casino (grâce au groupe Lucien Barrière), qui, après la branche services, est le métier qui rapporte le plus.

Avec un effectif variant de 85.000 à plus de 150.000 collaborateurs, et, surtout, un chiffre d'affaire, en 2008, de 7.610.000.000 € (puisque cela le place au rang de 1er acteur européen en la matière), le groupe, fleuron de l'économie française, figure au CAC 40 (donc au SRD - Service de Règlement en Différé), et, bien sûr, au PEA - Plan d'Epargne en Actions. Le rendement du titre est de 1.97 %


24 janvier 2010

Aéroports de Paris (ADP)

Le groupe en question a été créé en 1945, pour s'occuper de gérer, au départ, l'aéroport de Paris - Le Bourget. D'ailleurs, alors, le nom de l'entreprise est au singulier. Paris - Orly arrive dès 1946, alors que la plate-forme de Roissy - Charles de Gaulle est opérationnelle en 1974. Cette unicité originelle de l'entité explique qu'elle a été créé en tant qu'établissement public, et est, encore aujourd'hui, sous la tutelle étatique, bien que, depuis les années 2005 et 2006, on parle de Société Anonyme, dont le capital est ouvert aux investisseurs privés.

Il convient de préciser qui sont les clients de cette entreprise : il s'agit majoritairement de compagnies aériennes (principalement Air France - KLM ; Star alliance, qui est un consortium emmené par Lufthansa ; Oneworld, issu de la collaboration d'entreprises anglo-saxones), à qui Aéroports de Paris propose des services à terre, mais, aussi, d'autres acteurs, comme FedEx ou La Poste pour le fret. Du coup, on peut imaginer certaines compagnies refusant de bénéficier de cela. Alors, les passagers ne sont pas assistés lors de l'embarquement ; d'où, l'intérêt de faire que l'avion, en lui-même, soit le plus autonome possible. On comprend, par là, le fonctionnement d'une compagie low-cost, qui s'évite des dépenses jugées inutiiles, envers le gestionnaire de l'aéroport. Cela dit, dans le cas d'ADP, des particuliers, très certainement, font également appel à la structure en question, car celle-ci est présente sur 10 aérodromes - et 1 héliport - d'Ile-de-France, une région qui concentre 30 % de la richesse nationale, et qui, donc, est un réservoir de riches clients (ceux des avions de tourisme).

Il est également intéressant de s'intéresser aux filiales du Groupe, pour bien assimiler les différentes activités qu'il couvre. Dans ce cadre, on doit citer Alyzia, qui s'occupe des prestations d'assistance, pour les vols faisant une escale. Il s'agit, par là, d'assurer des prestations au sol. Toujours sur place, la SDA gère les locaux commerciaux, alors que la SCI Roissy Sogaris s'occupe de la plate-forme logistique. ADPest aussi présent dans les communications aéroportuairess (avec AirportSmart et HubTélécom), et le domaine de la formation, avec C2FPA et ADP Training. Enfin, ADP Management (société financière) et ADPI (prestations de design) assure la présence du Groupe à l'international.

Avec 2 527 031 000 € de chiffres d'affaires en 2008, le Groupe n'a le droit qu'à une deuxième place, au niveau européen, en matière de services aéroportuaires. Et, là, la raison sociale de l'entité montre qu'elle a été mal choisi : parler de la capitale l'empêche d'avoir des implantations ailleurs (un détail, cf. le cas d'EDF). Le dernier dividende, qui indique que le titre présente un rendement de 2.46 %, confère à celui-ci un intérêt non-négligeable.

15 février 2010

Air France - KLM

Ce Groupe, leader européen du transport, avec 74 447 000 transférés pour l'éxercice 2008-2009 (qui prend, habituellement, en mars), présente, comme compagnies aériennes principales, Air France et KLM (une entreprise originaire des Pays-Bas) ; mais, il faut citer, aussi, les filiales régioonales comme BritAir (qui, comme son nom ne l'indique pas, en une structure qui officie en France), CityJet, Regional et VLM Airlines. On ne peut pas oublier non plus, dans le domaine du frët, Air-France-KLM Cargo et Martinair ; AFI et KLM E&M, pour la maintenance ; Servair et KLM Catering Services, pour la restauration à bord ; enfin, n'oublions pas Transavia.com, pour les voyages low-cost.

Vu la nationalité des deux entités les plus grosses, il est normal que l'axe moteur de ce fleuron économique soit Amsterdam-Schipol - Roissy-CDG. Depuis 2001, le rapprochement avec Alitalia (on devine de quoi il s'agit), l'ensemble consolide son statut de premier acteur européen.

Mais, cette activité de "passage" (acheminement des voyageurs) est loin d'être la seule, bien que cela représente près de 80% du chiffre d'affaires (CA). Ce serait négliger le fait que des colis, entre autres, peuvent remplir des avions ; avec 1.4 Mt déplacées, cela compte, dans la CA, pour 12%. La maintenance, qui constitue 4% des revenus, est aussi une chose importante, puisque cela au Groupe d'être présent dans le Monde entier, avec quelques 150 compagnies clientes. Le reste (à peu près 4%) est assuré par les services au sol (restauration), ce qui se confond avec ce qui devrait revenir à d'autres opérateurs. Le transport à bas coût n'est pas pour rien, dans ces gains résiduels : avec 6,7 millions de passagers et 877.000.000 € de rentrées financières, l'affrèteur de charters ne passe pas inaperçu.

12 avril 2010

Air Liquide

Ce groupe, qui officie dans le domaine de la production de gaz industriels et médicaux, a été créé en 1902. Aujourd'hui, cette entreprise est devenue leader mondial dans son secteur, qui a trait aux manipulations chimiques, puisqu'elle est présente dans 75 pays (on pourra se surprendre d'ailleurs, en rappelant qu'il n'y a pas d'implantation directe au Japon, ni en Chine), rassemble 42.300 collaborateurs, et génère un chiffre d'affaires de 11.976.000.000 €.

La meilleure façon d'avoir une connaissance précise des activité qu'encadre la structure est d'adopter une stratégie se basant sur l'aval : c'est en étudiant les produits que l'on comprend comment l'entité économique parvient à réaliser d'importants bénéfices. Dans le catalogue proposé à la clientèle, il y a 138 gaz différents : en premier lieu, il y a les substances composant les fluides frigorifiques, sachant que le Protocole de Montrééal interdit, depuis 1987, les CFC (Chloro-Fluoro-Carbures). Il faut citer, aussi, la frabrication de matières plastiques et caoutchouteuse ; bien souvent, les gaz sont des produits intermédiaires, qui entrent dans la production de produits chimiques. Ils permettent, aussi, la fabrication de matériaux et produits que nous utilisons au quotidien, et qui nous offrent de hautes performances.

Parmi les usages qui retiennent l'attention, il y a le gonflage des airbags avec de l'argon, le traitement du café que l'on décaféïne avec du dioxyde de carbone (CO2), l'utilisation d'hélium liquide comme refroidissant des aimants d'IRM, le recours, dans les lampes à haloogène, de krypton, tout comme le xénon, qui sert aussi dans les écrans plasma.

On le voit : l'industrie à laquelle appartient Air Liquide en fournit bien d'autres, allant du secteur alimentaire à celui de l'électronique. Malheureusement, celle-ci a, à son actif, la triste responsabilité originelle du trou dans la couche d'ozone.

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24 mai 2010

Alcatel-Lucent

Voici une entreprise au coeur du Monde actuel, puisque c'est, en partie, grâce à elle que les réseaux de communication mondiaux se développent. Cela n'est que partiel, car, sur le même créneau, il y a l'Américain Cisco Systems, devant ; derrière, figurent le Suédois Ericsson et le Germano-finlandais Nokia Siemens Networks. Ce secteur économique est celui des équipementiers télécoms et réseaux, dont la société en question est, donc, le deuxième plus grand représentant, avec 15.2 Mds d'euros de chiffre d'affaires en 2009. Malheureusement, le résultat du Groupe est négatif, pour cette même année (bien qu'il soit en nette progression, par rapport à l'exercice précédent), et forcément, il n'y a pas de dividende.

Malgré tout, une forte politique de recherche est voulue par les dirigeants (ou par le métier), qui fait que l'on y investit quelques 2.4 Mds €, ce qui fait qu'à peu près 16 % du CA est englouti dans ce seul poste ; toutefois, l'activité est efficace, puisqu'elle a été reconnue 7 fois par le Prix Nobel de Physique. Malgré cette grosse dépense, cela n'empêche pas la structure de 77.000 collaborateurs répartis dans 130 pays (dont 2, seulement, en Afrique).

Alors, l'entité que l'on connaît aujourd'hui est issue d'une fusion, en 2006, entre le Français Alcatel et Lucent Technologies, des Etats-Unis. C'est le premier protagoniste qui a initié l'opération, c'est pourquoi le droit français s'impose à tous, dans cette union. A l'ouest de l'Atlantique, l'aventure commence en 1869, avec la production de matériel électrique, pour accompagner l'avènement, et l'essor, du téléphone ; à l'est, c'est à peu près la même histoire, avec la création, en 1898, de la Compagnie Générale d'Electricité (CGE). C'est, en gros, un siècle plus tard, que les deux acteurs du mariage seront réellement existants, en étant axés sur les communications - et uniquement là-dessus.

C'est ainsi que, maintenant, les clients sont des fournisseurs d'accès internet (l'accès au réseau ADSL est une activité centrale), mais aussi des entreprises de tous horizons, qui ont besoin d'interconnecter leurs différents sites, et des administrations, qui, comme les autres agents que l'on a cité, ont besoin d'améliorer, toujours plus, leur offre numérique, pour satisfaire, au mieux, leurs clients ou usagers. Ainsi, l'étude précise de tous les produits, services et solutions proposés, donne un panorama assez complet des possibilités qu'offre l'informatique, dans le sens où cela rapproche les Hommes.


21 juin 2010

Affine

C'est un nouveau venu sur le marché du SRD (Service de Règlement Différé) que l'on se propose d'étudier. Il s'agit d'une SIIC (Société d'Investissement Immobilier Cotée), dont les possessions sont surtout en France, à 80%. Le reste est probablement situé (pour une grande partie, en tous cas) en Belgique, puisqu'une des filiales du Groupe y est basée. Au total, la société a à gérer trois structures.

L'histoire comme en 1990, et le développement de l'entreprise a surtout été axé sur une stratégie de croissance externe, c'est-à-dire que cela s'est fait en rachetant des concurrents, par des manipulations boursières. C'est ainsi que l'on apprend que l'entité actuelle est issue de la fusion de deux autres établissements. Elle a diversifié ses actifs, en 2006, en rachetant Banimmo, puis, en 2007 Affiparis (d'ailleurs, la Mairie de Corbeil-Essonnes est client). Dans ce cadre, il faut citer Concerto Développement, qui s'occupe de l'ingénierie logistique (ce qui veut dire qu'elle aide à la réalisation de plates-formes logistiques, en recherchant des locaux adéquats, en finançant l'investissement...).

Il y a d'autres aspects à aborder, vu que le créneau exact qu'occupe Affine est l'immobilier d'entreprise. De plus, le crédit-bail (c'est-à-dire la location avec option d'achat) est une autre attribution. Il y a, également, des activités de construction (regroupées dans Abcd).

Pour 2009, le dividende est de 1.10 €, et, pour la même année, le chiffre d'affaires est de 129.000.000 €.

28 juin 2010

ABC Arbitrage

Il s'agit d'une entité issue de la nouvelle génération, puisqu'elle a été créée en 1995. Surtout, son activité est emblématique des dernières évolutions mondiales : la finance constitue, en l'occurrence, la base du développement. Toutefois, il n'est pas question de spéculer : les opérations réalisées sont bien plus compliquées.

Et, elles ont l'intérêt de ne pas avoir d'influence sur la bonne marche de l'économie. Pour les mener à bien, elles requièrent des compétences de tous horizons, mais, on a pas besoin, comme dans les entreprises industrielles, de multiplier les collaborateurs, de manière exponentielle : dans le cas présent, s'il y a bien une expansion à ce niveau, aussi, 69 personnes, en 2009, 62.600.000 €, ce qui permet, au final, 0.75 € par action, alors qu'un titre s'acquiert aux alentour de 7 €.

Si le nombre de travailleurs est faible, de nouvelles embauches ne sont freinées - nous dit-on - que par des préoccupations d'ordre pécuniaire : en effet, la subtilité du créneau (on ne peut pas parler de secteur) offre des perspectives illimitées : il s'agit d'arbitrages. Cela signifie que, en prenant l'exemple le plus simple, on vend, à partir d'un emprunt, des parts sur tel marché, que l'on rachète, simultanément, sur une autre place financière ; la différence est le bénéfice. On peut, également, réaliser le même type de transaction avec les produits dérivés (comme les bons de souscription). Les multiples options, pour gagner de l'argent, sont à classer selon de types : processus avec ou sans risque.

Tout cela suppose de performantes infrastructures informatiques, bien connectées au reste du Monde. Et, si l'on peut voir, dans les résultats annuels, les effets de la crise, il est indéniable que, année après année, les économies émergentes prennent de plus en plus de place, dans la répartition des profits du Groupe. Sa structure de répartition est, donc, un bon indicateur de l'état global des richesses.

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12 juillet 2010

Alstom

Il convient de définir la domaine de production de ce Groupe, car son activité est hautement stratégique de l'avenir de l'Environnement, et, donc, du nôtre. Il s'agit, en effet, de construire des centrales de tous types (bien que l'axe principal de développement soit plus orienté vers les technologies conventionnelles, c'est-à-dire à énergie fossile), pour générer de l'électricité. Ainsi, concernant ce secteur, le carnet de commande de l'entreprise est représentatif de la prise de conscience, par rapport au danger climatique. Force est de constater, malheureusement, que l'heure fait encore la part belle aux anciennes méthodes, puisque les solutions à gaz ou à charbon sont, d'abord, proposées. Des efforts sont faits : 30 % des installations hydroélectriques dans le Monde existent grâce à la structure étudiée.

Il y a, aussi, un autre moyen de réduire nos émissions globales : faire en sorte que nos transports soient propres. Là aussi, l'agent économique en question peut intervenir, puisqu'il jouit d'une position intéressante, sur le marché mondial des infrastructures ferroviaires. L'expertise va de mobilier fixe (les rails...) à ce qui est circulant (les trains), et, dans les réseaux urbains et interurbains, il faut souligner l'omniprésence du fleuron français.

Enfin, il faut évoquer le troisième pilier, qui fait la jonction entre les 2 noyaux présentés ci-dessus. Cela permet de transmettre ce qui a été produit en amont à l'aval, qui en fera bon usage. Ce pôle est, lui aussi, assez complexe, puisqu'il faut toujours optimiser le transport de l'électricité. Concrètement, il s'agit de trouver la meilleure façon de gérer les lignes à haute tension.

Enfin, intéressons-nous au passé du Groupe. Tout commence en 1928,, mais on peut remonter bien plus loin : c'est ainsi que ALS-THOM avait, dans sa raison sociale, les indices de ses origines (la région ALSace et la société franco-américaine THOMson-Houston . Cette histoire se confond, un temps, avec celle d'Alcatel, mais la scission entre les deux branches a permis à Alsthom de perdre son "H". Très vite, les record et autres succès s'accumulent, ce qui fait que, aujourd'hui, l'entité regroupe 96.500 collaborateurs, présents dans plus de 70 pays. Tout ce monde génère, surtout depuis l'étranger, un chiffre d'affaire de plus ou moins 20 milliards d'euros, selon les sources.

19 juillet 2010

Altamir Amboise

Il est plutôt difficile de collecter des informations concrètes sur cette entreprise : par exemple, il semble vain de chercher le nombre d'employés que compte cette "structure". Et pour cause : elle fait, apparemment, partie d'une de ces nébuleuses financières, dont il appartient aux seuls experts de démêler clairement les montages. La masse salariale revient, en fait, à une autre entité, Apax Partners SA, avec qui l'organisation que l'on étudie partage le même personnel, en plus de quelques responsables spécifiques. En gros, il n'est pas faux de dire que le nom qui nous intéresse est le bras boursier, grâce auquel on lève des fonds publics, du plus grand ensemble que l'on a dernièrement évoqué.

Ainsi, les investissements, et donc les risques, sont réalisés de façon conjointe. Ce choix revient à jouer la carte de la sécurité, puisque l'objet véritable de cette ramification est la gestion des incertitudes liées à la prise de participation dans d'autres entités non conventionnelles, c'est-à-dire dont le secteur d'activité est trop à la pointe de la technologie, pour que l'on puisse avoir un recul nécessaire permettant de s'assurer du caractère durable du secteur économique sur lequel on mise. C'est pourquoi, dans le cas présent, on peut revendiquer, légitimement, être un acteur décisif du capital-investissement. Cela autorise l'intrusion légale au sein de divers Conseils d'Administration, engendrant une accumulation de connaissances provenant d'horizons différents, ce qui peut constituer un savoir-faire spécifique, utile pour la gestion, en tant qu'apport idéologique.

Concrètement, la fusion-absorption d'Amboise Investissement, en 2007, par Altamir & Cie. explique la raison sociale indiquée dans l'intitulé. Il faut dire, aussi, que cela désigne un agent qui a énormément souffert du début de la crise mondiale, puisque, en 2008, les résultats financiers ont été désastreux. Heureusement, 2009 a été un meilleur cru, et 2010 s'annonce encore meilleur, car la position spéciale des titres sous-jacents a déjà subi les perturbations voulues par la conjoncture internationale.

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Christophe de Margerie

Pour commencer cette série, il est apparu que l'actuel homme fort de Total s'imposait naturellement. On peut, donc, apprendre que celui-ci est né le 6 août 1951, dans une petite ville de Vendée, à 40km de la côte. On peut dire que l'homme est bien né, puisqu'il est le petit-fils de Pierre Taittinger, grand nom du champagne. Toutefois, c'est de son père adoptif qu'il tient son nom, qui, en entier, est : Christophe-Gabriel-Jean-Marie Jacquin de Margerie. Remarquons, à cette occasion, qu'il est singulier d'avoir un prénom comprenant quatre composantes. Bref, son enfance n'est pas toute rose. Jusqu'à ses 23 ans, en tous cas, car c'est en 1974 qu'il décroche son diplôme de l'Ecole Supérieure de Commerce de Paris, qui possède des antennes dans toute l'Europe. L'obtention de ce certificat prestigieux lui permet de rentrer à la direction financière de la structure que, 36 ans plus tard, il dirigera. Là, il convient de le citer : il explique que son choix a été tel "uniquement parce que c'était l'entreprise la plus proche de chez lui". On ne peut s'empêcher de souligner la mauvaise foi. A moins que le siège de la société ait été, naguère, implanté non loin du littoral atlantique, dans une petite bourgade de 2.600 habitants, il est plus probable que la fameuse ascendance du jeune homme lui ait ouvert des portes. Il y a, dans cette phrase pleine d'ironie, une tentative de manipulation, qui s'apparente à de l'intelligence économique, dont on peut sourire. C'est peut-être grâce à ces formulations d'esprit que, en 1995, il accède au poste de directeur général de la section Moyen-Orient, ce qui suppose un déracinement, ou, quoi qu'il en soit, une vie trépidante, dont l'acceptation est le signe d'une personnalité ambitieuse. Mais, il ne reste pas longtemps à ce poste, puisque, en 1999, il s'occupe de l'exploration et la production, ce qui lui permet de s'affirmer comme successeur de l'ex-P-DG d'alors. C'est le 13 décembre 2007 qu'il entre au Conseil d'Administration de son Groupe, et finit par évincer son patron en mai 2010. Cet heureux parcours est justifié, en 2008, par un salaire de 2.8 millions d'euros

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